New In !

New In !
Je crois que je me suis un peu perdue ces derniers temps. Mais maintenant, tout est rentré dans l'ordre, et je pense que ce qui a perturbé ma vie en est ressorti, sortie encore plus fracassante que l'entrée, qui avait déjà fait parler d'elle. Bref, c'est reparti pour un tour, les éléments perturbateurs s'étant virés tout seuls.



Photographie : Georges, 18 décembre 2008

# Posted on Monday, 16 February 2009 at 6:51 PM

Edited on Sunday, 03 May 2009 at 6:08 PM

Fêtes Galantes.

 Fêtes Galantes.

V
otre âme est un paysage choisi

Que vont charmant masques et bergamasques

Jouant du luth et dansant et quasi

T
ristes sous leurs déguisements fantasques.



Tout en chantant sur le mode mineur

L'amour vainqueur et la vie opportune

Ils n'ont pas l'air de croire à leur bonheur

Et leur chanson se mêle au clair de lune,



Au calme clair de lune triste et beau,

Q
ui fait ver les oiseaux dans les arbres

Et sangloter d'extase les jets d'eau,

Les grands jets d'eau sveltes parmi les marbres.






Photographie : Clair de Lune, Presqu'île du Malsaucy, juillet 2007



# Posted on Monday, 16 February 2009 at 8:02 PM

Edited on Thursday, 16 April 2009 at 7:23 AM

Romances sans paroles.

 Romances sans paroles.
Dans l'herbe noire
Les Kobolds vont.
L
e vent profond
Pleure, on veut croire.

Quoi donc se sent ?
L
'avoine siffle.
Un buisson gifle
L
'oeil au passant.

Plut des bouges
Q
ue des maisons.
Quels horizons
De forges rouges !

On sent donc quoi ?
Des gares tonnent,
Les yeux s'étonnent,
Charleroi ?

Parfums sinistres !
Qu'est-ce que c'est?
Quoi bruissait
Comme des sistres?

Sites brutaux !
O
h ! votre haleine,
Sueur humaine,
C
ris des métaux !

Dans l'herbe noire
L
es Kobolds vont.
L
e vent profond
Pl
eure, on veut croire.


Photographie : Pont de Normandie, avril 2007.

# Posted on Wednesday, 18 February 2009 at 8:02 AM

Edited on Saturday, 18 April 2009 at 6:52 PM

Hypokhâgne.

Deux longues semaines coupée du monde, ça donne à penser mes amis ! Aussi incroyable, ou pas, que cela puisse paraître, l'hypokhâgne me manque terriblement. C'est vrai après tout, notre cher Doumi avait raison : nous sommes ici pour notre plus grand bonheur. Mais nous ne le savions pas encore.
Parce qu'en fin de compte, que vaut une vie sans Madame Bovary, notre cher Aristote, le scandale du Panama, l'aménagement du territoire français, ou encore versions et thèmes en tous genre ? Certes, une vie dans l'ignorance est bien plus simple, et les imbéciles qui composent notre monde se fichent bien de savoir que c'est la cité qui fait le citoyen et non l'inverse. Mais en fin de compte, nous nous sommes différents. Peut être tous un peu fous, heureux d'avoir un huit sur vingt, et fêtant un douze en composition française. Mais il en va ainsi de l'élite de la nation, isn't it ? Mais en dehors de cela, il nous faut bien admettre qu'on aime ça. Que nous apprécions de lire la vie d'Emma, et de décider si oui ou non, le roman fabrique du destin sur mesure. Qu'essayer de comprendre la troisième république nous passionne. Que la philosophie d'Aristote ne nous semble pas si éloignée de nous. Et par dessus tout, que nous sommes bien, entre élites de la nation, à faire des soirées cinéma, à danser comme des idiots sur des chansons stupides, à manger des pizzas et à boire après nos quatres heures hebdomadaires d'histoire du samedi matin.



Photographie : Lucie, Anne-Sophie, lycée Georges de La Tour, mardi 17 mars 2009
 Hypokhâgne.

# Posted on Wednesday, 18 February 2009 at 3:10 PM

Edited on Tuesday, 05 May 2009 at 12:42 PM

That's all folks...

 That’s all folks…
Non, je n'étais pas heureuse. Loin de là. La vie, ce n'est ni tout le temps drôle, ni tout le temps triste. C'est plutôt comme une perpétuelle évolution, elle ne s'arrête jamais. L'être humain est constamment en changement.
J
e crois qu'il faut faire des erreurs pour apprendre. Comme pour faire du lo, il faut tomber, pour apprendre comment ne plus tomber. Il faut se planter en cours pour savoir quoi éviter lors du prochain devoir. Il faut se faire mettre le coeur en pièces, pour ... Pourquoi ?
Il est si facile de tout cacher, derrière des grands sourires. De répondre "oui" à la question "tu vas bien?", simplement pour éviter la discussion. Et puis, répondre "non", ce serait embêter l'interlocuteur, alors véritablement forcé de s'intéresser à votre problème.
Il
faut se faire mettre le coeur en pièces, comme il faut s'injecter un vaccin. Introduire l'élément pathogène dans votre système immunitaire pour qu'il apprenne à le reconnaitre, et le rejeter par la suite. J'ai chassé l'élément pathogène, après une longue maladie, une bien longue maladie. Ce n'est pas pour rien qu'on dit "tomber" amoureux, comme on dit "tomber" malade. Souvent, on a beau voir des symptômes, on ne va pas se faire soigner tout de suite. On ne sait pas pourquoi. Et puis, on laisse trainer, et la petite angine se transforme en méningite. Oh, on ne le voit pas tout de suite ! Non, il faut longtemps à l'être humain pour accepter de se dire "je suis malade". Et puis parfois, on cache la maladie. Oui, je vais bien, non, non, une petite angine de rien du tout, ça va passer. D'ailleurs, je suis sous antibiotiques. Petit mensonge éhonté...
E
nfin, lorsqu'on est trop malade, on ne peut plus le cacher, et alors, on est forcé de se soigner. C'est très douloureux, car on ne veut pas s'avouer malade, terrassé par ce tout petit microbe qui n'est rien au regard de l'humanité toute entière. Et pourtant... La guérison est lente, ou moins lente, selon que l'on veuille bien guérir. Et puis, arrive le moment de la rémission. Oui, car une maladie aussi longue ne donne que rarement suite à une guérison totale. C'est alors à ce moment là que l'on peut dire "j'ai émalade, mais maintenant je suis guérie". Pour encore une fois se montrer au monde heureux, sans souci, et en bonne santé.


Photographie : Cap Cabourg, avril 2007.

# Posted on Wednesday, 11 March 2009 at 12:56 PM

Edited on Tuesday, 05 May 2009 at 12:41 PM

De ma blessure a jailli un fleuve de liberté...

De ma blessure a jailli un fleuve de liberté...

Some quotes for my friends... ...and for the others.


"Keep on tryin'"
Crosby, Stills and Nash.

"C'est juste du sang qui coule dans les veines, du sang qui coule parfois doucement, comme du ciment avant qu'il se fige. Parfois, il coule rapidement, comme une rivière déchaînée. Une rivière de sang ! La musique peut également donner envie de quitter son lit, donner envie de voyager. Donner enfin une raison de vivre."
Peter Doherty, décembre 2002.

"La société nous force, comme elle force les gens à avoir un portable, un ordinateur, le câble...[...] Il y a eu une époque où ce n'était pas comme ça. Nous vivons une époque de merde. Ces objets sont la distraction ultime, ah , il me faut une bagnole, un portable, un ordinateur... Pendant ce temps là, on ne pense pas à la culture dans laquelle on vit, mec."
Jack White, novembre 2001.

"On s'en fout. Le temps passe, inexorablement. On n'est pas devins. Un an, un million d'année, c'est quoi la différence ?"
Peter Doherty, décembre 2002.

"La littérature est écrite pour un public. Personne, pas même Kafka, n'écrit quelque chose pour que ce ne soit pas lu. Mais les médias, les films, la télé fournissent déjà tout ce que peut donner la littérature. On ne peut pas voir de pires horreurs que celles qu'on voit à la télé, surtout aux informations. Que reste-t-il pour un écrivain ? Nous vivons dans un monde de science fiction, conquis par Disney. Toute la réalité est devenue un parc à thème, avec des lieux thématisés et des rues remplies de boutiques souvenirs. C'est de la science fiction. Le monde réel s'est transformé en autre chose. Qu'on s'en rende compte ou non."
Bob Dylan, octobre 2001.




Photographie : Colleville sur Mer, 13 avril 2009.

# Posted on Friday, 17 April 2009 at 4:45 AM

Edited on Saturday, 18 April 2009 at 6:47 PM

Grace / Wastelands.

Grace / Wastelands.
Merci Manue.

# Posted on Tuesday, 21 April 2009 at 3:01 PM